Mon mois de Février cinéma

Mon mois de Février cinéma
Je profite de cet article mensuel pour expliquer le fait que je n'ai vu aucun film en salles le mois dernier... En fait, je suis bel et bien allé à deux reprises au cinéma, mais pour voir en VO La Flûte enchantée et Les Infiltrés, qui faisaient partie des films de 2006 que je regrettais le plus d'avoir loupés. La raison à ce relâchement est toute simple : aucun film ne me tentait parmi ceux qui sortait chez moi (je rappelle que j'habite une petite ville de 35 000 habitants). Une grand Année ? Apocalypto ? Truands ? Rocky Balboa ? SANS MOI ! Par contre, j'espère vous rassurer en vous annonçant que j'aurai très bientôt l'occasion de découvrir les films que je voulais voir le mois dernier, à savoir Bobby, Little Children, Blood Diamond, La Vie des Autres et surtout Pars vite et reviens tard !

Pour en venir enfin au mois de Février, il est à l'image du mois de Janvier, c'est-à-dire assez calme. Parmi quelques petites sorties à l'allure sympathiques, seuls La Môme (l'une des mes plus grosses attentes de l'année !) et Lettres d'Iwo Jima (annoncé par les critiques américaines comme l'un des plus grands films d'Eastwood !) se démarquent réellement...


Les films qui me tentent plus ou moins ce mois-ci :

Semaine du 7 :
(pourquoi pas ?)
ODETTE TOULEMONDE d'Eric-Emmanuel Schmitt =>> Parce que Catherine Frot et Albert Dupontel occupent le haut de l'affiche de cette comédie qui semble sympathique.
INLAND EMPIRE de David Lynch =>> Parce que ce film marque le retour tant attendu du grand Lynch. Mais, en ce qui me concerne, je n'arrive pas à adhérer à son univers tordu (disons ce qui est) et les articles que j'ai lus sur son nouveau rejeton m'inquiètent au plus haut point (pas d'idée précise de départ, plus de 2h de film...PFIOU !)... Sans moi donc, je pense.

Semaine du 14 :
(sûr)
Le film du mois : LA MÔME d'Olivier Dahan =>> Parce que j'adore Marion Cotillard et que cela faisait des mois et des mois que j'attendais de découvrir enfin sa prestation sous les traits de la 'grande' Piaf. Peut-être bien l'un des films de l'année...
(pourquoi pas ?)
THE GOOD GERMAN de Steven Soderbergh =>> Parce que le duo Soderbegh/Clooney a déjà sû faire ses preuves.

Semaine du 21 :
(sûr)
LETTRES D'IWO JIMA de Clint Eastwood =>> Parce que Mémoires de nos Pères, le premier volet du dyptique d'Eastwood sur la bataille d'Iwo Jima, était excellent et que celui-ci semble lui être supérieur ou égal au niveau de sa qualité...
(pourquoi pas ?)
JE CROIS QUE JE L'AIME de Pierre Jolivet =>> Parce que cette comédie peut facilement être sympathique de par son casting... Pas indispensable pour autant.

Semaine du 28 :
(sûr)
MICHOU D'AUBER de Thomas Gilou =>> Parce que j'adore Nathalie Baye et Gérard Depardieu, et qu'un petit mélodrame les réunissant ne pourra jamais faire que du bien à ses spectateurs...
(pourquoi pas ?)
DREAMGIRLS de Bill Condon =>> Parce que deux ans après Ray, Jamie Foxx est encore une fois à l'affiche d'un biopic musical qui semble tout à fait honorable.
LE NOMBRE 23 de Joel Schumacher =>> Parce qu'il est toujours étonant et souvent très plaisant de voir Jim Carrey dans un rôle sérieux.
CHRONIQUE D'UN SCANDALE de Richard Eyre =>> Parce que Cate Blanchett et Judi Dench sont deux excellentes comédiennes qui peuvent à elles seules rendre un drame remarquable...


Et maintenant, c'est à vous !

Quel est votre film préféré du mois de Janvier 2007 ?
Blood Diamond et Les Climats arrivent ex-aequo, avec chacun 4 voix sur 22.

Merci aux participants : Bande-Anonce, Cine-Liberte, Cine-Tony, Films89, Alexis, Blopounet, Clémentine, MaVieCinema, CineVisions7, Rudy, Raul, Tesh1, Mariane, Sara, Jeg, Hollywood-World, CineFan, Nobodysmith, MonBoxoffice-2, Jo et Matthias.
# Posté le samedi 27 janvier 2007 11:04
Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:10

LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE

LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE
Enregistré le 29/01/07,
sur France3, à 01h00
Vu le 29/01/07


(1945) de Robert Bresson

Avec : Paul Bernard, María Casares, Elina Labourdette...

Afin de récupérer son mari, une femme invite une amie à le séduire. Malheureusement, le petit jeu se retourne contre l'intrigante. Le jour du mariage, ne pouvant retenir plus longtemps le secret, l'amie s'effondre, victime d'une syncope. A ce moment, la vérité éclate.

*Les Dames du Bois de Boulogne fait partie intégrante des classiques du cinéma français des années 1940 et mérite bien ce statut privilégié. En effet, il dispose de nombreuses qualités qui, bien qu'il ne soit pas non plus transcendant, en font un très bon film.
*Tout d'abord, il a le mérite d'être en marge des romances frivoles et clichés que l'on pouvait souvent voir à l'époque de sa sortie, par le jeu tout en retenue de ses acteurs et sa mise en scène très élégante et sobre. Pourtant, ce film n'est pas dénué d'une certaine sensualité pour autant, comme le montrent sa photographie chaleureuse, ses scènes de danses entrainantes et sa conclusion, on ne peut plus vibrante. De plus, les personnages hauts-en-couleurs et les dialogues dynamiques et réjouissants signés Jean Cocteau viennent magnifiquement trancher avec la mise en scène volontairement classique... Pour finir, notons que cette histoire d'amour et de manipulation est relativement proche des "Liaisons dangeureuses" de Pierre Choderlos de Laclos, avec son héroïne perverse et dominatrice (ici : Hélène, incarnée avec brio par une Marisa Casarès étrangement belle et encore qu'à ses débuts) et ses amants malheureux...
*En bref : Les Dames du Bois de Boulogne s'apparente à un film saisissant et magnifiquement mis en images. Un classique que je vous conseille de découvrir si ce n'est déjà fait.

Note :
4/5

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A voir aussi sur ce blog :

Avec Maria Casarès : Orphée.


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La réplique du film :

Paul Bernard :
*_Il n'y a pas d'amour, Hélène, il n'y a que des preuves d'amour !
# Posté le samedi 27 janvier 2007 10:53
Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:10

LES INFILTRES

LES INFILTRES
Vu en VO le 28/01/07,
au cinéma Les Templiers (Montélimar), à 17h00


(2006) de Martin Scorsese

Avec : Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Jack Nicholson...

A Boston, une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise.
Pour mettre fin au règne du parrain Frank Costello, la police infiltre son gang avec "un bleu" issu des bas quartiers, Billy Costigan.
Tandis que Billy s'efforce de gagner la confiance du malfrat vieillissant, Colin Sullivan entre dans la police au sein de l'Unité des Enquêtes Spéciales, chargée d'éliminer Costello. Mais Colin fonctionne en "sous-marin" et informe Costello des opérations qui se trament contre lui.
Risquant à tout moment d'être démasqués, Billy et Colin sont contraints de mener une double vie qui leur fait perdre leurs repères et leur identité.
Traquenards et contre-offensives s'enchaînent jusqu'au jour où chaque camp réalise qu'il héberge une taupe. Une course contre la montre s'engage entre les deux hommes avec un seul objectif : découvrir l'identité de l'autre sous peine d'y laisser sa peau...


*Il y a maintenant pas mal de temps, la nouvelle avait été frappante : le grand Martin Scorsese allait réaliser un remake du polar hong-kongais Infernal Affairs, qui venait alors tout juste de faire fureur à travers les festivals du monde entier. Après un démarrage fabuleux au box-office américain (le plus gros de toute la carrière du réalisateur), Les Infiltrés sort en France le 29 Novembre dernier, et passe enfin par chez moi en VO.
*A présent que je l'ai vu, je me dis justement que la VO était littéralement indispensable, tant les dialogues sont percutants et constituent un aspect "clé" du film. Rien ne sert de chercher à compter les "fuck" prononcés par l'ensemble des protagonistes, ni les répliques cinglantes débités par les uns et les autres (pour cela, mention spéciale à Mark Wahlberg et son personnage si détestable)... Mais, contrairement aux apparences, ces dialogues ne sont pas uniquement là pour nous choquer ou nous faire rire, mais bel et bien pour lever le voile sur la corruption qui règne dans certains systèmes des actuels Etats-Unis... Ici, la police est effectivement peinte comme prête à tout et grouillante de vermines... Lors du final explosif, combien de personnages dévoilent une identité nouvelle ? Plusieurs...
*Pour son grand retour dans le film de gangsters (après Mean Streets, Les Affranchis et Casino), Scorsese choisit la ville de Boston comme toile de fond, avec donc sa pègre irlandaise et sa police corrompue, engagées dans une guerre sans merci. Il s'attache au destin de deux personnages : Billy Costigan, flic issue d'une famille mafieuse et infiltré chez Frank Costello (le parrain), et Colin Sullivan, indic' de Costello au sein de la police locale. Le cinéaste multiplie les parallèles entre ces deux-là et les jettent dans un tourbillon infernal et plein de rebondissements, qui verra leur ascension, puis leur déchéance et leur mort, comme dans une tragédie shakespearienne... Les personnages sont traités encore plus en profondeur que dans l'original hong-kongais, et les comédiens les portent à merveille, de Leonardo DiCaprio à Matt Damon, en passant par Vera Farmiga, Mark Wahlberg, Martin Sheen et bien sûr le grand Jack Nicholson. Le parcours de ce dernier au sein du projet "Les Infiltrés" est étonnant : alors que son rôle de mafieux était dans un premier temps censé revenir à Robert De Niro et n'être que peu étoffé, il est devenu - à la demande de Nicholson et surtout grâce à son imparable talent - très complexe, intéressant et finalement situé au même plans que ceux de DiCaprio et Damon... Les scènes d'affrontements entre toute cette galerie de personnages sont d'un réalisme scotchant et filmées avec une indéniable maestria. Quant aux 'face à faces' entre les protagonistes, ils sont d'une tension à la limite du soutenable, tels un ballon gonflé à bloc et prêt à exploser d'une minute à l'autre...
*Au final, et bien qu'il soit légèrement inférieur à Infernal Affairs (pour moi, l'original était plus fin, nuancé, et accessible), Les Infiltrés est une preuve imparable du talent de Scorsese et de sa capacité à se renouveler sans cesse. Ici, la mise en scène, la photographie et la musique viennent sublimer un scénario qui reste quand même remarquable, bien qu'un peu trop riche.

Note :
4,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Mon classement général de l'année 2006
De Martin Scorsese : Aviator, Casino, Gangs of New York, Kundun, Taxi Driver.
Avec Leonardo DiCaprio : Arrête-moi si tu peux, Aviator, Gangs of New York, L'Homme au Masque de Fer, La Plage, Roméo + Juliette, Titanic.
Avec Matt Damon : 2 en 1, Les Frères Grimm, Il faut sauver le Soldat Ryan, La Mémoire dans la Peau, Ocean's 11, Ocean's 12, Will Hunting.
Avec Jack Nicholson : Batman, Chinatown, Deux en un, Mars attacks !, Vol au-dessus d'un Nid de Coucou.
# Posté le vendredi 26 janvier 2007 02:08
Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:10

TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE SEXE...SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER

TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE SEXE...SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER
Enregistré en VF le 17/01/07,
sur Arte, à 22h30
Vu le 27/01/07


(1972) de Woody Allen

Avec : Woody Allen, John Carradine, Lou Jacodi...

Les aphrodisiaques sont-ils efficaces ? Qu'est-ce que la sodomie ? Que se passe-t-il pendant l'éjaculation ? Sept sketchs délirants signés Woody Allen :
1. Le fou du roi, amoureux de la reine, lui fait boire une décoction aphrodisiaque...
2. Un psychanalyste reçoit un berger amoureux de sa brebis...
3. L'épouse d'un étalon italien n'éprouve du plaisir que lorsqu'elle fait l'amour dans des lieux publics...
4. Un quinquagénaire qui adore se déguiser en femme se fait voler son sac à main...
5. Dans un jeu télévisé, les concurrents doivent deviner les perversions des autres candidats...
6. Un sein géant s'échappe du laboratoire d'un apprenti sorcier...
7. Une description de l'activité régnant dans le corps d'un homme en train de draguer une femme...


*Alors qu'il n'en était qu'à ses premiers longs-métrages au début des années 1970, Woody Allen affirmait déjà son style délirant, notamment dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe, sans jamais oser le demander, un film composé de sept sketchs aussi absurdes que délicieux, tournant tous autour du sexe.
*Le cinéaste ouvre chacun de ses derniers par une question apparemment sérieuse (exemple : "Est-ce que les aphrodisiaques fonctionnent ?"), qui trouvera finalement en guise de réponse un court-métrage loufoque mais truffé de bonnes idées... Chaque séquence a son style bien défini et rend hommage aux grands genres du cinéma : la science-fiction, les films d'aventures, la comédie dramatique, la farce délirante, etc... De plus, Allen s'éclate visiblement sur le plan visuel et nous livre une mise en scène pleine de références cinématographiques (exemple : pour clore le court-métrage aventurier, nous avons droit au héros et à sa demoiselle s'embrassant à contre-jour au sommet d'une petite colline, comme dans la plupart des grands films du genre)...
*En bref : depuis le générique avec les centaines de lapins jusqu'au dernier court sur les secrets de l'éjaculation, ce film de Woody Allen est un délire totalement assumé et irrésistible, mais aussi une belle preuve de la grande culture cinématographique du cinéaste.

Note :
4/5

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A voir aussi sur ce blog :

De Woody Allen : Annie Hall, Match Point, Tout le Monde dit I love you.
Avec Woody Allen : Annie Hall, FourmiZ, Tout le Monde dit I love you


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La réplique du film :

*_A ta santé !
*_Et à vous sauter j'espère !
# Posté le vendredi 26 janvier 2007 02:07
Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:10

ENFERMES DEHORS

ENFERMES DEHORS
Vu le 25/01/07,
en dvd


(2006) d'Albert Dupontel

Avec : Albert Dupontel, Claude Perron, Nicolas Marie...

SDF, Roland trouve par le plus grand des hasards un uniforme de policier. Affamé, il l'enfile pour aller manger à la cantine d'un commissariat de police, où il croise une jeune femme sublime et désespérée dont la belle-famille refuse de lui rendre son enfant sous prétexte de son passé. Ce cas social devient la raison d'exister de notre héros qui décide de faire justice lui-même, endossant son nouvel uniforme. Mais sa maladresse naturelle et sa détermination l'entraînent dans un terrible quiproquo lorsqu'il confond le nom des beaux-parents et celui d'un médiatique homme d'affaire...

*Pour son grand retour derrière la caméra - huit ans après Le Créateur - Albert Dupontel dit avoir voulu réaliser une bande-dessinée filmée, avec bien entendu tout le délire et les invraisemblances qui vont avec... Une chose est sûre : le réalisateur-comédien a dû être très satisfait du résultat final, car l'esprit "BD" est omniprésent.
*En effet, le montage frénétique pourrait bien fait référence aux nombreuses cases que comporte une BD et à l'importance de chaque détail, tandis que les couleurs agressives sont les mêmes que celles que l'on retrouve dans de nombreux ouvrages du genre. La violence nettement exagérée de certaines scènes (Monsieur Dupontel se prend une mobylette en pleine face ? Pas de problème, tout va bien ! Mouais...) est quant à elle un clin d'oeil aux cartoons du style "Tex Avery", tout comme l'est la succession de gaffes que commet le protagoniste aux grands films de Chaplin ou de Buster Keaton...
*Tout cela a certainement été passionnant et amusant à réaliser, mais cela n'empêche qu'Enfermés dehors apparaît comme trop déroutant et désordonné dans sa forme... Le rythme effréné auquel défilent les images, les couleurs criardes, ainsi que la bande-son quasi insoutenable rendent le tout souvent dérangeant. De plus, on ne réussit pas toujours forcément à rentrer dans les délires fantaisistes de Dupontel, qui s'éclate donc visiblement, aussi bien avec la caméra qu'avec son propre corps (il multiplie les acrobaties, notamment suspendus à un tige de métal à 30m du sol, ni plus ni moins)...
*Cependant, concluons sur une note positive, car malgré ses quelques défauts, Enfermés dehors reste très divertissant et souvent drôle, notamment à chaque apparition de la troupe des Deschiens, menée par Yolande Moreau, littéralement hilarante en SDF révoltée par le monde qui l'entoure.

Note :
3,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Mon classement général de l'année 2006
Avec Albert Dupontel : Fauteuils d'Orchestre, Un long Dimanche de Fiançailles.
Avec Claude Perron : Le fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Laisse tes Mains sur mes Hanches.


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La réplique du film :

Claude Perron :
*_Coquelicot, avec un C comme connard, couillon !
# Posté le jeudi 25 janvier 2007 06:59
Modifié le vendredi 25 mai 2007 05:56