BRAZIL

BRAZIL
Enregistré en VF le 09/01/07,
sur France 4, à 20h40
Vu le 25/02/07


(1985) de Terry Gilliam

Avec : Jonathan Pryce, Robert De Niro, Kim Greist...

Dans un monde sous haute surveillance, Sam, employé fidele mais peu ambitieux du ministère de l'Information, se refugie dans ses rêves, seule parade autorisée car invérifiable.

*Film culte pour les fans de Terry Gilliam, Brazil est une oeuvre certes très réussie mais parfois un peu trop glauque, qui conte une histoire d'amour délirante sur fond de dictature bureaucratique et futuriste...
*Jonathan Pryce (le gouverneur Swann de Pirates des Caraïbes) et Kim Greist campent respectivement un cadre peu ambitieux voulant se fondre le plus possible dans la masse, et une pseudo aventurière irrévérencieuse... On s'amuse des contrastes très marqués entre ces deux personnages, qui finiront pourtant par s'aimer pour le meilleur et (surtout) pour le pire, mais on est également touché par l'authenticité de leurs sentiments. Par ailleurs, les rebondissements sont nombreux, parfois drôles mais souvent pleins de sens et indirectement dénonciateurs de notre société, dans laquelle il arrive que l'on se soucie plus de formalités administratives que du sort d'un individu...
*D'autre part, ce film est marqué par la patte de Gilliam. Tout d'abord, il arrive que l'on retrouve avec plaisir l'humour british des irrésistibles Monty Python dans l'univers futuriste et délirant qu'invente ici le cinéaste. Justement, il offre un second rôle à l'un de ses anciens acolytes (Brazil est le premier film qu'il réalise sans la fameuse troupe), à savoir Michael Palin, excellent en tortionnaire au grand sourire... Seulement, il est bien dommage de constater que Gilliam affirme dès sa première réalisation en solo son côté excessivement sombre et bizarre - plus prononcé que jamais dans Tideland, son dernier et insupportable ovni. En effet, comme pour L'Armée des 12 Singes, Las Vegas Parano ou encore Les Frères Grimm, le spectateur peut avoir beaucoup de mal à comprendre ou même à se laisser porter par les délires glauques et tordus du cinéaste.
*En bref : bien qu'il soit remarquablement mis en scène et qu'il comporte bien d'autres atouts, Brazil achève de forger mon opinion négative sur Terry Gilliam, dont l'univers sombrement délirant me laisse indifférent.

Note :
3,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

De Terry Gilliam : Les Frères Grimm, Las Vegas Parano, Monty Pyhton : sacré Graal, Monty Python : le Sens de la Vie, Tideland.
Avec Robert De Niro : Casino, Heat, Jackie Brown, Mission, Mon Beau-Père et Moi, Mon Beau-Père, mes Parents et Moi, Le Parrain II, Sleepers, Taxi Driver.
Avec Jonathan Pryce : Les Frères Grimm, Pirates des Caraïbes - la Malédiction du Black Pearl, Pirates des Caraïbes - le Secret du Coffre maudit.


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La réplique du film :

Une sexagénaire, à l'étage "lingerie" d'un grand magasin, parlant à Sam (Jonathan Pryce) :
*_Avec votre mère, nous venons ici tous les jeudis. Nous sommes folles de lingerie érotique ! Imaginez-moi avec ça (elle lui montre une énorme string et lui fait un sourire coquin) !!!
# Posté le dimanche 25 février 2007 12:05
Modifié le vendredi 25 mai 2007 05:55

ALEXANDRE NEVSKI ("Regards vers l'Est")

ALEXANDRE NEVSKI ("Regards vers l'Est")
Vu en VO le 24/02/07,
en dvd


(1938) de Sergei Mikhailovich Eisenstein

Avec : Nikolai Tcherkassov, Nikolai Okhlopkov, Andrei Abrikosov...

Dans la Russie du XIIe siecle, Alexandre Nevski, prince pacifique d'un peuple de pecheurs, prend le commandement d'une armee pour repousser les hordes barbares qui ont envahi son pays.

*Comment prétendre faire un cycle, aussi modeste soit-il, sur le cinéma de l'Est sans citer le grand Sergei Mikhailovich Eisenstein ? Ce dernier, né en Russie en 1898, travaille d'abord comme graphiste d'affiches de propagandes pour le parti communiste, avant de passer à la réalisation de films. Couronné de succès grâce au célèbre Cuirassé Potemkine en 1926 mais plongé dans une passe difficile par la suite, il revient sur le devant de la scène cinématographique soviétique en 1938 avec Alexandre Nevski, son premier film sonore, qui s'avère être un intéressant objet de propagande, ainsi qu'une fresque remarquable pour l'époque...
*D'un part, ce film prône donc la supériorité du peuple russe face aux allemands, ses ennemis du XIIIe siècle (époque où se déroule l'intrigue), mais également du XXe (époque où a été réalisé le film). En effet, alors que les tentions étaient fortes entre l'Allemagne Nazie d'Hitler et l'URSS de Staline, ce film a retenti à travers le monde comme une mise en garde à tout peuple voulant s'attaquer à la grande et puissante nation soviétique. Les derniers mots apparaissant à l'écran viennent d'ailleurs souligner cette idée : "celui qui viendra avec l'épée en Russie périra par l'épée". Ainsi, le russe est sans cesse glorifié au cours des 110 minutes que dure le film, que ça soit par de magnifiques chants guerriers ou par de simples répliques. Par ailleurs, le fait que le prince Alexandre soit idolâtré à l'écran tout comme Staline l'était à l'époque montre bien que le film est une commande du dictateur faite à Eisenstein, dont il était très proche. Ainsi, le film s'apparente littéralement à un objet de propagande destiné à exciter la masse soviétique à sa sortie, et à prôner l'importance que peut avoir un guide spirituel, politique et guerrier au sein d'une communauté, d'un peuple... Mais il faut reconnaître que cet aspect politique rend le film tout à fait intéressant, car il nous permet de prendre conscience des moyens que déployaient les dirigeants communistes pour fanatiser les foules. Vous avez beau en avoir déjà entendu parler en cours d'histoire, ces méthodes propagandistes vous font froid dans le dos quand vous les voyez concrètement...
*D'autre part, Alexandre Nevski est une fresque d'une belle qualité si on la replace dans son contexte historique... On n'en était effectivement encore qu'au début de l'ère du film sonore, et Eisenstein a pourtant su user de ce nouvel aspect cinématographique avec brio. La bataille qui constitue le coeur de son film vient justement prouver ce dernier point, car sans savoir que le cinéaste n'en était qu'à son premier essai sonore, on n'y verrait vraiment que du feu, tant l'alliage entre son et image est remarquable ! On notera également une photographie magnifique, ainsi que de très beaux chants traditionnels et guerriers, déjà cités plus haut... Cependant, ce film n'est pas dénué de défauts pour autant. Car si la bataille devait être on ne peut plus impressionnante et jouissive pour le public de 1938 , elle n'en demeure pas moins terriblement ennuyeuse pour un spectateur habitué aux giclées de sang et aux effets spéciaux impressionnants. Tout ce dont cette interminable séquence semble être constituée, c'est de cliquetis de cuillères à soupe censés restituer le fracas des épées, et de blocs de polystyrène censés figurer de la glace...
*En bref : bien qu'il soit souvent ennuyeux, Alexandre Nevski reste une oeuvre culte du cinéma russe qui s'avère intéressante si on la replace dans son contexte historique.

Note :
3,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Cycle "Regards vers l'Est"


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La réplique du film :

Un soldat, regardant une belle et jeune fille :
*_On a fini de combattre; on passe à autre chose...
Un commerçant :
_Les jeunes taureaux gambadents. Ils sentent le printemps...
# Posté le samedi 24 février 2007 10:45
Modifié le vendredi 25 mai 2007 05:56

CASQUE D'OR ("N&B français")

CASQUE D'OR ("N&B français")
Vu le 26/01/07,
en vhs


(1952) de Jacques Becker

Avec : Simone Signoret, Serge Reggiani, Claude Dauphin...

En 1898, dans les milieux interlopes de Paris, Marie, surnomée 'Casque d'Or', fait la connaissance de Manda, ancien voyou, et provoque une rixe entre ce dernier et son amant qui trouve la mort à l'issue du combat. Leca, également amoureux de Casque d'Or, accuse Raymond, ami de Manda, d'être l'auteur du crime... Comme escompté, Manda ne supporte pas qu'un ami innocent soit condamné à sa place et se livre à la police. Avant de payer son crime sur l'échafaud, Manda parvient à venger la traîtrise de Leca et la mort de Raymond, survenue au cours d'une tentative d'évasion...

*Pour beaucoup, Casque d'Or est le chef-d'oeuvre de Jacques Becker... Si je n'ai vu aucun autre film du cinéaste, je peux néanmoins affirmer que ce film mérite amplement son statut de film culte du cinéma français. En effet, c'est une tragédie Belle Epoque passionnante que nous livre le cinéaste, interprétée avec brio par ses deux comédiens principaux...
*D'une part, ce film brille donc par son scénario mêlant romance, comédie et histoire de gangs avec maestria. Dès la scène d'ouverture, on est irrésistiblement enivré par l'ambiance à la fois légère et canaille qui règne dans la guinguette du bord de Marne où se trouvent les principaux protagonistes, avec leurs valses entraînantes et leurs répliques cinglantes... Dès lors, le talent de Becker apparaît à travers une mise en scène réjouissante et aérienne. Le cinéaste ne tarde pas à faire s'affronter les personnages, octroyant un rythme des plus soutenus au film, qui le conservera jusqu'au final brusque et donc inoubliable... Mais ce dernier sera causé par une succession d'évènements impliquant le personnage de Marie - prostituée incroyablement naturelle et audacieuse, surnommée 'Casque d'Or' du fait de sa chevelure blonde - et Manda - apache reconverti en charpentier sage et respectable. Leur violent coup de foudre donnera naissance à une aventure passionnée et sans cesse tourmentée par l'entourage mafieux des deux amants, jusqu'à une conclusion tragique qui octroie au film un aspect très romanesque. Car si Becker s'est basé sur un fait divers impliquant la prostituée Casque d'Or (qui a donc réellement existé, tout comme les autres protagonistes), il l'a fortement enjolivé. Ainsi, la jeune femme est ici présentée comme simplement magnifique, alors que des témoignages de l'époque la qualifient de catin empestant à 100m à la ronde. Idem pour Manda ou Leca, décrits comme des racketteurs sauvages. Si ce côté mélancolique et bucolique a été reproché à Becker en 1952, il y est pour beaucoup dans le charme que produit le film sur le spectateur...
*Mais c'est sans parler de Simone Signoret ni de Serge Reggiani, qui achèvent de nous enchanter littéralement par leur jeu si excellent. Moi qui n'avais encore jamais eu l'occasion d'admirer ces deux-là à l'écran, je dois reconnaître que j'ai eu le sentiment d'y voir évoluer deux monstres sacrés du cinéma hexagonal. La comédienne, surtout, qui n'en était alors qu'à l'un de ses premiers rôles, illumine l'écran de sa beauté éclatante et porte le personnage-titre avec une aisance et un humour imparables...
*En bref : on passe du rire aux larmes en visionnant Casque d'Or, véritable chef-d'œuvre de simplicité, de grâce et de beauté.

Note :
5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Cycle "N&B français"


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La réplique du film :

Un client, ironique, désignant une bande de vieux poivrots :
*_C'est des rigolos !
Le propriétaire du bar :
*_Dis donc ! On choisit pas toujours sa clientelle !
# Posté le samedi 24 février 2007 10:36
Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:10

LE DOCTEUR JIVAGO ("Regards vers l'Est")

LE DOCTEUR JIVAGO ("Regards vers l'Est")
Enregistré en VF le 26/12/06,
sur Arte, à 20h40
Vu le 22/02/07


(1965) de David Lean

Avec : Omar Sharif, Julie Christie, Géraldine Chaplin...

Le docteur Jivago est enrôlé de force dans l'armée au début de la révolution d'Octobre. Commence un long exode qui le sépare de la femme qu'il aime. Ce médecin russe idéaliste sera ballotté dans les remous de l'histoire, entre une vie conformiste auprès de son épouse et une passion aventureuse avec sa maîtresse.

*Fort du succès international de son Lawrence d'Arabie, le britannique David Lean décide d'adapter "Le Docteur Jivago", le célèbre roman de Boris Pasternak, aux Etats-Unis. Si son film sera descendu par les critiques locales, il connaîtra un franc succès public. De plus, cette fresque historique grandiose est aujourd'hui un film culte...
*Alors que le monde était plongé en plein Guerre Froide, Lean dresse tout un portrait de la Russie, contant la naissance de l'URSS ainsi que la guerre civile des débuts de la révolution de façon très précise. En effet, des premières manifestations à Moscou jusqu'à la fin des conflits, cette sombre page de l'histoire russe nous est montrée dans les détails, suggérant des batailles mais insistant surtout sur la dureté de l'idéologie des dirigeants.
*Justement, en plus de proposer au spectateur un exposé réaliste, ce film brille d'un point de vue cinématographique. Pour en rester au visuel, notons donc que le réalisateur filme avec une élégance admirable les paysages et ses personnages, mettant ainsi ces derniers en valeur. C'est sans parler de la photographie léchée, de la magnifique bande originale alternant orchestre symphonique et instruments traditionnels russes tels que la balalaïka, ni du trio principal. Ce sont le charismatique Omar Sharif, la bouleversante Julie Christie et l'irrésistible Géraldine Chaplin qui le composent, donnant naissance à des scènes d'une émotion intense.
*En bref : Le Docteur Jivago n'a certainement pas volé son statut de film culte, car il s'apparente à un divertissement haut de gamme, doublé d'un portrait sombre mais intéressant de la Russie du début du XXe siècle.

Note :
4,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Cycle "Regards vers l'Est"
Avec Julie Christie : Chaleur et Poussière, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Neverland, The secret Life of Words, Troie.
Avec Geraldine Chaplin : Parle avec elle, Week-end en Famille.


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La réplique du film :

Rod Steiger (à Omar Sharif, en parlant de Julie Christie) :
*_Elle vous intéresse ? Je vous la donne. C'est mon cadeau de mariage !
# Posté le vendredi 23 février 2007 12:04
Modifié le vendredi 25 mai 2007 05:55

LA VIE DES AUTRES ("Regards vers l'Est")

LA VIE DES AUTRES ("Regards vers l'Est")
Vu en VO le 14/02/07,
au cinéma Pathé Massena (Nice), à 10h50


(2007) de Florian Henckel von Donnersmarck

Avec : Ulrich Mühe, Sebastian Koch, Martina Gedeck...

Au début des années 1980, en Allemagne de l'Est, l'auteur à succès Georg Dreyman et sa compagne, l'actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l'élite des intellectuels de l'Etat communiste, même si, secrètement, ils n'adhèrent aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s'intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l'observer. Tandis qu'il progresse dans l'enquête, le couple d'intellectuels le fascine de plus en plus...


*La Vie des Autres est la toute première réalisation d'un allemand au nom impossible à retenir : Florian Henckel von Donnersmarck, mais également un très bon film sur la Guerre Froide et le transfert de personnalité...
*D'une part, le réalisateur scénariste dresse un portrait didactique mais terrible de la RDA (autrement dite « Allemagne de l'Est »), montrant bien la priorité qu'elle donnait à la discipline et à l'obéissance au parti communiste. La mise en scène d'une incroyable sobriété, les tons grisâtres de l'image ainsi que les décors glacials viennent illustrer cette notion de droiture. On retiendra par ailleurs la scène se déroulant à la cantine de la Sécurité d'Etat, où un jeune agent ayant fait une plaisanterie anodine et gentillette sur le ministre de la culture est menacé d'exclusion par son supérieur de façon extrêmement dure. Le film montre aussi les méthodes draconiennes qu'utilisaient les agents secrets pour obtenir les informations qu'ils désiraient : de l'interrogatoire on ne peut plus méthodique (on se remémore alors L'Aveu de Costa-Gavras) qui ouvre le film aux micros posés chez Georg Dreyman et Christa Sieland, un couple d'artistes intellos...
*Justement, venons-en aux protagonistes, à commencer par l'agent secret Gerd Wiesler. Incarné avec brio par Ulrich Mühe, il s'apparente à un véritable morceau de marbre tant il ne semble ressentir aucune émotion, jusqu'à cette scène fabuleuse et bouleversante où il écoute Dreyman jouer au piano...et où il semble enfin se réveiller, prendre conscience des actes qu'il commet tel un robot, sous les ordres d'hommes politiques véreux. Cette évolution que connaît le personnage est des plus touchantes, tout comme la conclusion, qui nous laisse les larmes aux yeux... Quant aux deux autres comédiens principaux, Sebastian Koch et Martina Gedeck, ils sont eux aussi excellents dans la peau d'artistes aux idées contestataires, et forment un duo en parfaite alchimie... Comme je le disais plus haut, le film est aussi centré sur le transfert de personnalité qui s'opère entre les personnages de Dreyman et Wiesler. Au fur et à mesure que ce dernier surveille le célèbre dramaturge, il s'identifie à lui, comprend ses émotions, est touché par sa vie de couple, jusqu'à être (positivement) influencé par sa personnalité et à partager ses idées...
*En bref : tout le long des 2h15 qu'il dure, on est captivé par ce drame politique des plus sombres et beaux. Un premier essaie remarquable, et un beau geste de réconcialitation Est-Ouest, puisqu'il souligne comme Good Bye Lenin ! la présence d'individus attendrissants en RDA.

Note :
4,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Cycle "Regards vers l'Est"


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La réplique du film :

Georg (Sebastian Koch) :
*_Regarde ce joli gratte-dos !
Christa (Martina Gedeck) :
*_C'est une fourchette à salade.
# Posté le vendredi 23 février 2007 12:03
Modifié le vendredi 25 mai 2007 05:56